13/07/2007

Post inutile

Vous savez quoi ? :D

Demain, je vais partir en week-end avec mon professeur de recherche dans un coin paumé que je ne connais pas. Mais il y a un typhon en approche :3 Ca commence déjà à se sentir avec les pluies violentes en ce moment mais il battra son plein dimanche.

Décidément, j'aurai tout vécu ici (ouai~) : tremblement de terre, typhon et autres bizarreries qui font du Japon, un pays unique avec pleins de charmes :)

Voilà c'est tout -___- (c'était pour parler du typhon...)

12/07/2007

Vente de mon dictionnaire

VENDU

 

J’ai besoin de vous les amis !! :D

Au début de l’année, je me suis achetée un dictionnaire électronique mais à présent, il ne me plaît plus vraiment et je voudrais en prendre un autre.

C’est pourquoi, j’ai décidé de le vendre.

C’est un dictionnaire qui fait :

Anglais-Japonais et Japonais-Anglais,

Anglais-Français et Français-Anglais, et

Français-Japonais, Japonais-Français.

 

Il y a d’autres fonctions utiles pour un Japonais comme le Français de voyage. Vous pouvez aussi chercher les kanji. Si vous avez un soucis, je vous apprendrai à l'utiliser sans problème.

 

Je pense notamment à nouilleh ou Sande pour me le prendre @@

Je ne sais pas si ça va avoir du succès mais je le vends pour 150 €.

Pour conclure notre deal, je préfère le faire évidemment par mail plutôt qu’à travers les commentaires du blog :D

 

Si ça ne marche vraiment pas, je vais me rabattre sur eBay ;__; mais je préfère nettement avoir affaire avec quelqu’un que je connais et qui est dans la même ville que moi de préférence…

 

Merci d’avance.

EDIT : Baisse du prix du dictionnaire : 70 € !

07:19 Écrit par Tsuki dans Ma vie perso | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

La prostitution des jeunes au Japon

Oui, oui, je suis encore vivante :D J’ai déserté mon blog pendant pas mal de temps mais j’ai de bonnes raisons ! Outre le fait d’avoir envie de prendre de la distance vis-à-vis de mon blog (et du net tout court), je suis aussi en pleine période d’examen *bouhou* !! Et je peux vous dire que c’est duuur de travailler ! Non pas parce qu’il fait beau dehors, étant donné que c’est la saison des pluies en ce moment mais c’est surtout parce que je dois essayer de tout finir avant la fin de cette semaine ! Oui car comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, je serai assez occupée les prochaines semaines. J’ai entouré en bleu les jours où je ferai des voyages scolaires mais pour le 16 et le 25, ce ne sont pas des voyages, j’irai à des festivals. Quant aux cercles rouges, ce sont les dates de mes examens. Le 27 est entouré deux fois car j’en aurai deux ;__;

Ca va vraiment être difficile de gérer à la fois les sorties et les révisions ;o; 大変 é__è

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

 

Bref, me voilà de retour pour vous jouer un mauv… l’article tant attendu : la prostitution au Japon !!! Je sais, vous l’avez attendu depuis des décennies. Je me suis même fait « gronder » par Kenders car je mettais du temps à poster :( Si ma mémoire est bonne, ça fait depuis janvier que j’aurai dû l’écrire X__x

 

Etant donné que la prostitution est un champ très vaste (l’industrie du sexe est très développée au Japon et il me semble que c’est le deuxième pays où c’est le plus développé après les Etats-Unis), je vais me focaliser sur la prostitution des jeunes au Japon.

J’ai étudié ce thème en cours au semestre dernier et c’était fort intéressant. Il y a même eu quelques tensions avec le prof…

 

Commençons d’abord par un article que j’ai lu et qui a été écrit par Yamada Alice en 1996 (oui, c’est vieux mais c’est toujours d’actualité). Comme c’est très long, j’ai coupé quelques parties.

 

Etre adolescent au Japon veut dire « mener une vie chère ». Pour les adolescents, les médias accentuent le fait qu’il soit ‘nécessaire’ de ressembler et de s’habiller comme les acteurs et les chanteurs que l’on voit à la télévision. J’ai l’impression que j’avais oublié tous les aspects « attractifs » du Japon simplement parce que je ne portais pas du Channel. J’étais ordinaire et je semblais pauvre. En vérité, mon portefeuille était très vide par rapport aux autres filles qui avaient toutes des beepers et des téléphones portables pour appeler leurs patrons.

 

Je ne suis pas une spécialiste en ce qui concerne les enquêtes sur la prostitution au Japon mais j’ai des amies qui donnaient tous pour ça et j’ai même été sollicitée. La prostitution au Japon n’est plus un secret et c’est même devenu quelque chose de naturel.

Pour mes amies, qui se vendaient à des hommes assez âgés pour être leurs pères, la prostitution n’était rien. Elles n’avaient pas honte et elles étaient fières de pouvoir gagner leur propre argent  de poche sans le demander à leurs parents.

Une fille a dit : « Ma chatte vaut le coup pour 600 €. C’est plutôt flatteur. »

 

Mon amie, Yukari, a commencé sa « carrière » en tant que prostituée adolescente à l’âge de 15 ans. Sa première expérience était avec un quadragénaire et elle lui avait simplement demandé 200 € parce qu’elle était nouvelle dans cette « carrière ». Après sa première expérience, elle m’a appelé dans un état d’extase. « Allons faire du shopping maintenant ! Je peux enfin m’acheter le sac Gaultier que je voulais tant ! » C’était la première chose qu’elle m’a dite. Lorsque je lui ai demandé d’arrêter, elle m’a répondu sur la défensive avec cet argument : « Tu ne comprendras jamais. Tu es trop gâtée pour travailler afin d’obtenir les choses que tu souhaites. »

 

Les filles comme Yukari considèrent la prostitution comme un « job à temps partiel » et dépensent leur argent avec leur petit ami comme si cet argent avait été gagné en travaillant dans une grande entreprise. Beaucoup de petits amis pardonnent ces actions et personne n’essaie d’arrêter ces filles qui commencent à croire que la prostitution est une chose naturelle et facile.

 

Le Japon est en train de vivre une décadence au niveau moral et éthique après que la nation entière se soit consacrée elle-même à devenir une forte puissance économique. Les enfants doivent se débrouiller par eux-mêmes car les adultes sont trop occupés à gagner de l’argent et maintenant, les adolescents vivent comme ils l’entendent. Il est trop tard pour les adultes d’essayer d’interférer. Les enfants ont développé leurs propres normes sociales et styles de vie. Le futur du Japon peut espérer que les enfants apprennent leurs leçons et que la prostitution soit rejetée de leurs vies suite à leurs propres volontés.

 

Cet article résume à peu près tout. C’est ainsi qu’est vu la prostitution des jeunes au Japon. Une grande partie des étudiants (université, lycée et collège mais notamment les kogyaru (fille victime de la mode, cliquez sur ‘kogyaru’)) sentent le besoin de vendre leur corps afin de gagner leur propre argent de poche et donc, d’être indépendants vis-à-vis de leurs parents et de pouvoir s’acheter des produits de luxe comme Louis Vuitton. C’est tout simplement superficiel et juste pour un confort matériel !!

 

Je vais vous parler d’un phénomène qu’il ne faut pas négliger car c’est comme ça que ces filles approchent les hommes : l’enjô kosai.

 

L’enjô kosai veut dire littéralement « faire connaissance pour aider ». A l’heure actuelle, cette pratique est utilisée par des jeunes allant encore en cours et elle consiste à donner rendez-vous à un homme afin de se faire aider financièrement. L’enjô kosai n’inclut pas forcément une relation sexuelle. C’est parfois limité à un simple dîner ou juste le fait de se tenir la main.

Selon une enquête menée en 1998, 17 % des lycéens en dernière année pensent qu’il n’y a rien de mal à pratiquer l’enjô kosai et 13 % n’hésiteraient pas à le pratiquer.

L’enjô kosai est la seule forme de prostitution qui n’est pas surveillée par les yakuza. C’est pourquoi, les hommes et les jeunes filles peuvent le pratiquer en « sûreté ».

 

Avant l’apparition et l’utilisation massive des portables, les personnes pratiquant l’enjô kosai devaient se rendre dans des telekura (abréviation de ‘telephone clubs’). Ce sont des endroits où les hommes devaient payer pour s’asseoir alcôve et attendre le coup de fil d’une jeune fille. C’était une façon implicite pour les filles de dire qu’elles voulaient être payées pour une relation sexuelle.

 

Aujourd’hui et avec les portables, les hommes ont juste besoin d’inscrire leur numéro de portable sur une liste. Les filles doivent signer et prendre un numéro au hasard. Il est désormais plus facile de changer le lieu de rendez-vous avec les portables.

 

En marchant au centre ville, j’ai déjà vu plusieurs fois des jeunes filles accompagnées par un homme beaucoup plus âgé qui les tenait par l’épaule, la taille etc. Je doute fortement que ce soit leur père vu que les pères consacrent très peu de temps pour leurs enfants au Japon. Alors marcher si joyeusement en ville avec sa fille… nop, ça m’étonnerait. T__T

 

En cours, la tension avait monté car notre professeur ne cessait de dire que dans toute cette histoire, les hommes n’étaient que des victimes. Ce sont les femmes qui approchaient les hommes et qui faisaient tout pour les séduire. Alors c’est totalement injuste d’envoyer un homme en prison à cause de l’enjô kosai. C’est là que mon amie suédoise, Emelie, s’est fâchée. Elle a dit qu’il fallait arrêter de dire que les hommes étaient toujours des victimes. Après tout, c’est eux qui veulent voir ces filles aussi. Ils ont une famille, des enfants et malgré ça, ils trouvent le moyen de tromper. Ils ne peuvent pas dire NON à ces jeunes filles. Ils sont bien consentants et c’est bien pour ça qu’ils donnent leur numéro de téléphone.

Le prof s’est alors mis en colère et il a tout simplement fini par dire : « Bon, ça suffit, on change de sujet ! » et on a parlé d’autres choses.

J’ai été O_______O et c’est aussi la raison pour laquelle je soupçonne fortement mon professeur de faire ce genre de pratique. Il a dit d’autres choses louches qui m’ont fait penser ça.

 

Je m’en fiche, c’est sa vie mais sa réaction en plein cours est totalement choquante. Et je suis complètement contre le fait de dire que ce ne sont que les hommes les victimes. Les filles se font parfois tabasser et malgré tout, les hommes n’y seront pour rien car ce sont elles qui les ont approchées.

 

De plus, il me semble important de souligner que quelque soit le nom que ça prend, l’enjô kosai, C’EST de la prostitution. Dans l’esprit des Japonais, ce n’est pas toujours de la prostitution car il n’y a pas toujours contact entre les parties génitales. Et bien c’est faux. Ils ont peut-être tout simplement honte d’avouer ce que c’est réellement.

 

Et encore, lorsqu’un vieux de 40 ans s’amuse avec une fillette de 15 ans, désolée, mais pour moi, c’est de la pédophilie. Et les Japonais ne semblent pas savoir ce qu’est la pédophilie. Il y a 10 ans, le Japon était le plus grand marché de production de pornographie infantile dans le monde ! Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui mais c’est totalement scandaleux ! Et malgré ça, le Parlement refuse de l’interdire. Pourquoi ? Pour des raisons commerciales ! C’est écoeurant à vomir !

 

Les filles japonaises doivent laisser de côté leur superficialité et se dire qu’il y a d’autres moyens de gagner de l’argent. Il faut cesser de toujours vouloir chercher un coupable mais il faut agir.

 

Et je finis mon article en vous parlant d’une autre forme de prostitution : les burusera. Les burusera sont des magasins où les jeunes filles vendent leurs culottes pré-utilisées. Mais attention ! Les culottes dites « chaudes » (celles qui ne sont pas lavées) ont l’honneur de coûter plus chères que celles qui sont lavées. Ces culottes sont évidemment vendues aux vieux pervers en manque d’affection. Peu importe la forme que ça prend, c’est aussi de la prostitution.

 

Voilà, j’espère avoir répondu à vos interrogations :) Je m’en vais étudier maintenant…. *pleure au fin fond de son être* (mais ça tombe bien car je dois parler des raisons pour lesquelles l’industrie du sexe au Japon est si puissant)

 

PS : le drama GTO (ou manga et anime) parle de l’enjô kosai pendant un épisode. Je vous invite à le voir :)

06:54 Écrit par Tsuki dans Japon | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |